. > Amour & normalité < ..Il y a des chagrins d'amour que le temps n'efface pas, et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. Marc Levy..............................

. • > Amour & normalité  <  • ..Il y a des chagrins d'amour que le temps n'efface pas, et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites.  Marc Levy..............................

Infos :

Je préviens seulement mes vrai(e)s lecteurs/lectrices
Ce récit, bien qu'il s'inspire de mes ressentis n'est pas autobiographique.
Je suis ouverte à toutes critiques, je trouve que ça fait avancer, alors n'hésitez pas.
Les photographies qui accompagnent mes articles ne représentent pas mes personnages, Spencer étant Gabrielle Christian et Ashley étant Mandy Musgrave.


Mes motivations :

Je ne suis pas là pour écrire un somptueux roman, je n'en ai ni les capacités, ni l'envie. Mon seul but étant de raconter une histoire d'amour réciproque (ou pas) entre deux femmes. Bien sur, si j'ai choisi ce thème, c'est avant tout pour contribuer à faire changer les esprits. Mais également, rassurer certains, en leur montrant qu'ils ne sont pas seul à traverser les aléas d'un amour 'interdit'.


Si tu souhaites être prévenu, clique ici.



Un immense merci à elle qui m'a dédié un article, c'est vraiment adorable !

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 12:07

Modifié le samedi 15 août 2009 15:40

prologuePrologueprologue

prologuePrologueprologue

___________________________________________________________________

J'erre dans les couloirs de la vie, pour seule compagnie cet épais brouillard de confusions. Je ne sais plus rien, ni même qui demeure dans mon corps. La seule certitude que je détiens est effrayante : j'aime les femmes, en étant moi-même une. D'ailleurs je crois que je l'ai toujours su. Bon nombre de garçons sont passés entre mes mains. Ces expériences n'avaient qu'un but : me conformer au moule de la 'normalité', me cacher la vérité. Pour ma part, la vision la plus douloureuse est celle de vos amies, idolâtrant leurs copains, avec les yeux qui pétillent d'amour. Je les jalouse. Si j'avais eu la chance d'aimer les garçons, tout serait simple et plus rien ne serait pesant. Ah, les homophobes, si vous saviez qu'on ne choisit pas de qui on tombe amoureux, si vous saviez que l'amour ne correspond pas toujours aux stéréotypes que la société véhicule, mais non, vous ne savez rien, vous êtes bien trop limités.
J'en viens maintenant au sujet qui me tient le plus à c½ur : Spencer. L'occupante de toutes mes pensées, la coupable de ma frustration, de ma peine. La criminelle la plus douée du monde, vous savez, celle qui vole votre c½ur d'un simple regard. Enfin, je ne pense pas que 'simple' soit l'adjectif le mieux approprié pour parler de son regard si splendide, si intense, si envoutant, si doux, et émouvant. Ce regard unique dont elle seule a le secret, ce regard revolver qui m'a touché.

Je suis follement amoureuse, et mon amour me détruit.

___________________________________________________________________

# Posté le samedi 25 avril 2009 15:10

Modifié le lundi 27 juillet 2009 21:31

Chapitre 1Chapitre unChapitre 1

Chapitre 1Chapitre unChapitre 1

___________________________________________________________________

Mon ventre était noué, comme chaque jour où j'avais la possibilité de croiser Spencer. De mon amour, déjà si douloureux, s'ajoutait un nouvel obstacle, une timidité qui ressortait des fins fond de mon être, aggravant ma situation. Aujourd'hui, dernier jour avant les vacances. Ce constat puéril m'octroyait une dose de bonheur, infime était-il. J'ai omis de décrire ma relation avec Spencer. Elle m'appréciait, du moins je le supposais, puisqu'elle se confiait souvent à moi, tel une bonne amie le ferait. Nous étions assez proches, parfois il arrivait que nous sortions ensemble, accompagnées de ses nombreuses autres amies. Mais peu m'importait, quand je me trouvais à ses côtés, la vie me semblait moins dur. Sa présence était comparable à une bouffé d'oxygène, qui s'avérait être un illustre remède pour mon c½ur en perdition de son être. En quelques mots, elle m'aime bien, je l'aime tout court. Ma pénible et lassante journée de cours était terminée, à mon plus grand soulagement. Je me dirigeais vers la sortie. Une paire de mains venaient de se poser subtilement sur mes yeux. Un parfum à l'odeur si voluptueuse, que toutes les fleurs de la terre réunies ne pourraient égaler, se logea dans mes narines. Cette odeur si familière, que je reconnaîtrai parmi mille autres senteurs. Un sourire béat se dessinait sur mes lèvres.

-Devines qui c'est ? S'enquerra-t-elle. Son intonation révélait sa bonne humeur.

Nul besoin de me creuser les méninges pour satisfaire son interrogation. Je m'empressai de lui faire parvenir ma réponse.

- Spencer !
- Tu es vraiment trop forte, tu devines toujours, se lamenta-t-elle.
-A vrai dire, ce n'est pas très dur. me vantai-je, en jouant de mes sourcils.

Elle posait son bras sur mon épaule, et j'essayais avec peine, de cacher le frisson qui me parcouru le corps.

- Alors, quels sont tes plans pour les vacances ?
- Je sais pas encore, plage je suppose. lançai-je.

Dans ces moments là, je donnerai cher, pour un mot, ou une phrase qui ouvrirait la conversation. Hélas, en vain. Je suis paralysée par la peur de décevoir ses attentes ou paraître ridicule. Alors je me tais, me contentant de l'observer. Elle était si belle, à faire s'extasier plus d'un. Ses cheveux fils d'or, se trouvaient attachés, mais quelques mèches étaient laissées en liberté. Elle portait un léger débardeur blanc, qui ne cachait pas son ventre, son si jolie ventre, et une jupe, légère elle aussi, l'été obligeait, pour mon plus grand plaisir. Bénis soit l'inventeur de cette saison. Je me mettais à sourire, une fois de plus, bêtement.

- Ashley, tu penses à quoi ? Me coupa-t-elle de mes songes.
- Hein ? Moi, à... à rien.

Mentir, mentir pour ne pas avoir à en souffrir. Ne pas suivre ce désir, qui me poussait à lui dévoiler mes rêveries. Je souhaiterai tant répliquer qu'elle était splendide, que la seule ambition de mon c½ur était de battre pour elle, et que je l'aimais, tout simplement. Mais ce n'était pas ça la vie, pas pour moi.

- Dis, je me demandais si tu avais le mal de mer ?
- Non, pourquoi ?
- Demain, ça te dit qu'on aille au large? J'ai un ami qui à un grand bateau, et comme il m'a invité...
- Oui, ça serait vraiment bien ! Mais je veux pas m'incruster, je le connais pas..
- Ne dis pas de bêtises, mon bus est là, à demain Ashley,
me coupa-telle amusée, déposant un rapide baiser sur mes joues, avant de partir. Me laissant à la fois peinée de m'être séparée de ma bien-aimée, et folle de joie à l'idée d'être à demain. Une merveilleuse journée s'annonçait, puisqu'elle sera à mes côtés.

___________________________________________________________________

# Posté le dimanche 26 avril 2009 06:49

Modifié le mardi 28 juillet 2009 12:09

Chapitre 2Chapitre deuxChapitre 2

Chapitre 2Chapitre deuxChapitre 2


Secondhand Serenade - Fall for you

___________________________________________________________________

Le taxi nous conduisant au port roulait à lente allure. Pour ma part, ça me convenait parfaitement, puisque Spencer se trouvait assise à mes côtés. Elle portait sa main à ses cheveux aux reflets pépites d'or, puis lentement, tourna sa tête vers moi.

- Ashley, il faut que je te parle, déclara-t-elle d'un ton effarouché.
- Je t'écoute.

Un élan de curiosité s'emparait de moi. Les secondes passaient, elle semblait gênée, elle jouait nerveusement avec quelques mèches entre ses doigts, son regard était fuyant. Ma curiosité se transforma en espoir. L'espoir qu'elle m'annonça une nouvelle que j'avais envie d'entendre depuis tellement longtemps. Mon c½ur se mettait à battre progressivement vite, plus les secondes s'enchaînaient. Soudainement, elle mit fin à cette attente insoutenable.

- Ce n'est pas facile à dire, ne me coupe pas, et essaies de comprendre, poursuivit-elle.

Je hochai la tête, la laissant continuer.

- Tu ne vas pas le croire, mais il se trouve que, que je sors avec Aiden. Je sais que c'est ton ex, et que j'aurai du t'en parler avant, mais ça c'est fait comme ça. Lâcha-t-elle d'une traite.

Elle aurait pu me transpercer le c½ur, m'égorger, me tirer une balle dans le crâne, et je passe tous les châtiments sanglants et inhumains possible, ma douleur aurait était la même. Mon visage devait sans doute être décomposé, malgré mes minces efforts pour rester impassible.

- Ashley.. J'aurais pas du.. Tu l'aimais c'est ça ?

Cet Aiden ? Je me souvenais que brièvement de notre aventure. Je ne l'aimais pas, comme tous les autres d'ailleurs, et elle en était responsable, parce qu'à cette époque, je n'avais déjà qu'elle en tête. Je tentais, non sans mal, de cacher ma peine pour sortir un son de ma gorge nouée.

- Non.
- Tu es sure ? Insista-t-elle, peu convaincue par ma réponse.
- Parfaitement, je sais encore qui j'aime, répondis-je froidement.

Elle me fixait, et je pouvais percevoir dans son regard multiples interrogations. Elle ne comprenait pas ma réaction semblable à celle d'un enfant. J'étais puérile, je ne savais pas me contenir.

- Toi, tu l'aimes ?
- Je ne sais pas encore.
- Tu sais pas encore ? Tu sors avec le premier venu alors que tu n'es même pas sur d'avoir des sentiments ? Tu te rends compte à quel point c'est pathétique ! Vociférai-je, hors de moi.

Un flux de colère incontrôlable se délogeait malgré moi de mon gosier. Je réalisais que ma réflexion lui avait fait mal. Elle baissait la tête. S'il était difficile d'endurer cette souffrance, il était encore plus laborieux de la voir souffrir. Je revenais à moi, et utilisais un ton qui se voulait placide.

- Spencer, je suis désolé, j'ai pas voulu te blesser, vraiment je ne sais pas ce qui m'a pris, bredouillai-je.
- Non, c'est pas grave, tu as sans doute raison, je suis pitoyable, je vois bien que ça te touche, et que tu as du l'aimer, et moi je fais n'importe quoi.
- Je te promets qu'il n'a jamais compté pour moi, c'était qu'un gars de plus, rien d'autre, et si tu es heureuse avec lui, alors moi aussi.

Je m'approchai d'elle, et lui fis une bise furtive, pour la rassurer. Si elle savait comme j'ai mal, mal au c½ur. C'est démesurément difficile de cacher ma douleur, qui tiraille mes boyaux.

- Je crois qu'on est arrivé.

Après avoir payé la course, Spencer me guidait vers le bateau. Son ami nous aidait à monter, ce qui n'était pas chose aisée. Il avait l'air sympathique, même si son humour laissait à désirer. Ou peut-être étais-je trop choquée d'avoir appris par ma tendre qu'elle en aimait un autre. Je m'efforçais de sourire de temps à autre. Le corps du jeune homme est entièrement recouvert d'un hale très foncé, dû au soleil. Ses cheveux étaient bouclés et blond. Quant à ses yeux, d'un vert très prononcé. J'étais envieuse, jalouse du regard que Spencer lui portait. Elle était manifestement en train de l'admirer. S'en était trop pour moi, inventant un mal de tête, je m'isolais dans un petit coin, portant à mes oreilles, mes écouteurs. Comme si la musique pouvait me changer les idées. D'un revers de main j'ôtais la larme qui perle sur ma joue. Et dire que je pensais passer une journée agréable.

___________________________________________________________________

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 23:13

Modifié le mardi 28 juillet 2009 12:03

Chapitre 3Chapitre troisChapitre 3

Chapitre 3Chapitre troisChapitre 3


'Il a le droit de poser ses mains sur ton corps, il a le droit de respirer ton odeur, il a même droit aux regards qui le rendent plus fort, Mets-moi la chaleur de ta voix dans le c½ur. Et ça fait mal, crois moi, une lame enfoncée loin dans mon âme. Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme, et je saigne.'

♪ Kyo - Je saigne encore ♪

___________________________________________________________________

La nuit tombait doucement. De temps à autre une douce brise de vent nous chatouillait. Nous étions installés dans un petit salon improvisé. Quelques grands cousins éparpillés servaient d'assise. Le jeune homme, Rayan, se trouvait confortablement vautré, sa tête sur les jambes de Spencer. Mon sang ne fit qu'un tour quand, de ses mains novices, il entreprit de caresser ses mollets. Elle ne protestait pas, au contraire, elle affichait un large sourire.

- Tu es vraiment magnifique Spencer, brailla-t-il grossièrement. Un animal aurait était plus fin séducteur.
- Toi aussi, Rayan.

Je me levais, sans rien prétexter cette fois. J'attrapais quelques cigarettes qui traînaient, bien que j'avais arrêté de fumer depuis plus d'un an. Je m'allongeais un peu plus loin, fixant les étoiles. Je tentais de ne plus penser, et laisser les vibrations de l'océan me bercer. Mais c'était peine perdue, elle revenait hanter mes songes. Je tournais discrètement la tête vers eux. Ils ne semblaient pas avoir remarqué mon absence. Il lui murmurait une courte phrase, elle riait aux éclats. Son rire me transperça les tympans, ou le c½ur, je ne percevais plus d'où provenait ma douleur. Rayan se redressa, puis revint quelques minutes plus tard muni de bouteilles d'alcool en main. Il s'approchait de moi et me demanda, sur un ton qui se voulait supérieur :

- Tu veux un petit verre ?
- Je veux bien un grand verre, grommelai-je distinctement, voulant afficher mon mécontentement.

Je le dévisageais avec mépris. Spencer me regardait, amusée. Puis elle consentit à m'adresser la parole.

- Allez, viens Ashley.

Elle accompagnait ses paroles d'un geste, m'indiquant de prendre place à ses cotés, je m'exécutais sans broncher, incapable de lui refuser quoi que ce soit.

- Rayan a proposé qu'on reste dormir ici, t'en dis quoi ? Suggéra-t-elle, tout sourire.
- Je ne vais pas vous déranger. Je ferais mieux de rentrer.
- Non, restes, insista-t-elle, s'il te plait.
- Pour quoi faire, tenir la chandelle ? Rétorquai-je fermement.
- Je resterai avec toi...

Elle me lança un regard insistant et tendre, puis s'empara délicatement de ma main. Je frissonnais. Je n'arrivais pas à déchiffrer son comportement. Elle pouvait être à la fois si proche de moi, puis la minute suivante m'ignorer. Je sais qu'elle n'avait pas connaissance de mes sentiments, mais sa conduite me laissait indécise.

- Bon d'accord, mais c'est bien parce que c'est toi, raillai-je.

Elle sourit. Je ne parvenais pas à détacher mon regard prisonnier par la vision de sa bouche, si appétissante.
Je n'avais qu'une envie : l'embrasser, gouter à ses lèvres qui me faisaient rêver depuis trop longtemps. C'était si tentant. Les secondes étaient longues et pesantes.

- Ashley, tu pense à quoi ? S'enquit-elle, tu as vraiment la tête dans la lune en ce moment.
- Désolé, j'étais en train de me dire que... que tu avais un très jolie gloss.
- Merci, et maintenant, si tu me disais vraiment à quoi tu pensais ?

[...]
___________________________________________________________________

# Posté le mardi 14 juillet 2009 10:55

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 14:18